Questions les plus souvent posées

Les essais effectués sur les PDA en laboratoire sont-ils transposables pour les sites naturels?

Des enregistrements de courant ont été effectués dans différentes conditions : en laboratoire, in situ avec tirs déclenchés et sans tir déclenché. Ils montrent des formes semblables démontrant ainsi la similitude des phénomènes.

La vitesse du traceur influence-t-elle les rayons de protection ?

La vitesse du traceur descendant est définie dans la norme NF C 17-102. Ces valeurs sont basées sur des études à caractère scientifique in situ. Le rayon de protection dépend de cette vitesse. Le retour d'expérience, sur les zones réelles de protection observées sur le terrain, confirme la validité du modèle et des valeurs de vitesse du traceur adoptés.

Que se passe-t-il si un traceur ascendant est émis et que l'énergie du champ ambiant n'est pas suffisante pour assurer sa propagation ?

Pour qu’il y ait propagation, il faut que le champ lors du démarrage du traceur ascendant soit supérieur ou égal au champ de propagation. Le principe du fonctionnement des PDA prend en compte cette condition.

Y a-t-il une limitation au gain à l’amorçage donné par les PDA ?

La normalisation limite l'avance à l'amorçage à 60 µs.

Comment peut-on expliquer la présence d'impacts non captés sur des sites protégés ?

Par principe la protection contre la foudre ne peut garantir une efficacité à 100% quel que soit le système de protection utilisé : cage maillée, pointe simple, PDA, ... Cependant, dans le cas du PDA, correctement dimensionné et installé conformément aux normes, le retour d’expérience montre que la probabilité d’un impact non capté reste très faible et ses conséquences toujours minimes puisque liées à des coups de foudre de moindre intensité (cf. modèle électrogéométrique).

Est-il possible de modéliser la capture de la foudre ?

Oui, il existe plusieurs modèles mathématiques permettant de simuler la capture de la foudre, le plus connu est le modèle électrogéométrique qui est le plus facile à mettre en œuvre. Les autres modèles sont :

  • modèle de Rizk
  • modèle de Lalande
  • modèle de Dellera-Garbagnati
  • D'autres modèles sont à l'étude.

Autres remarques – Solutions à définir

1. Ecoles : Savez-vous que vos enfants ne sont pas protégés ?

Dans de nombreux pays (France, Portugal, …), aucune réglementation n’oblige à ce jour les écoles à mettre en place une protection contre la foudre ni même à faire une étude de risque ! D’autres pays conscients du risque et du faible coût relatif de la protection ont déjà pris des mesures en ce sens (Allemagne, Espagne, etc…).

Ce n’est pourtant pas les exemples d’accidents et incidents qui manquent :

  • Ecole primaire et maternelle de Saix près de Toulouse (15 janvier1998) : Coup de foudre sur la toiture déclenchant un incendie majeur
  • Ecole primaire Félix Gouin à Istres : Coup de foudre dans la cour
  • Ecole maternelle de Joncquière à Fos sur Mer : Coup de foudre dans la cour.

Combien d’autres accidents faut-il attendre pour agir ?

2. Radioactifs

Saviez-vous que près de 30 000 paratonnerres radioactifs sont encore installés sur les toits français ?

Leur vente et l'installation a été interdite depuis 1996. Avant cette date, les paratonnerres radioactifs ont été largement utilisés comme éléments de protection contre la foudre comme leur technologie à l'époque était le plus approprié. Contrairement à l'Espagne et l'Angleterre, qui ont pris les mesures nécessaires pour retirer ces paratonnerres radioactifs dès qu'ils ont été interdits, il y a seulement un arrêté exigeant le retrait de ces paratonnerres radioactifs pour les sites industriels présentant un danger potentiel pour l'environnement. Il n'existe pas de réglementation en France exigeant des administrations, des immeubles d'habitation ou d'un site privé de les supprimer. Les solutions de stockage, sous le contrôle de l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) , pour ce type de déchets radioactifs sont maintenant opérationnelles. Les plus importantes entreprises françaises installant des protections foudre ont obtenu l'accord de l'ASN (Agence nationale pour la sécurité nucléaire) pour éliminer ces vieilles tiges radioactives.

3. Protection par composants naturels

Une mauvaise utilisation des composants naturels comme éléments de protection est trop souvent faite.

En effet :

  • Les réseaux à fond de fouille sont bien trop souvent pris comme prises de terre ;
  • Les épaisseurs de toitures ne sont pas assez respectées (4 mm sur les zones n’acceptant pas de point de fusion) ;
  • Les pylônes utilisés comme composants naturels sont trop rarement équipés d’une prise de terre spécifique, bien que cela soit impératif ;